Psaume 91:5-6
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour, Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi.
En bref
Psaume 91, versets 5 et 6. Le psalmiste énumère quatre menaces qui couvrent la nuit et le jour : les terreurs nocturnes, la flèche, la peste, la contagion de midi. Pour celui qui demeure en Dieu, aucune ne doit dominer le cœur. La Vulgate latine a traduit la fin du verset 6 par le démon de midi, que les moines ont relié à l'acédie, une lassitude spirituelle. La tradition y lit une promesse de paix intérieure plus qu'une garantie d'immunité.
Méditer ce verset
Après avoir posé la confiance comme fondement, le psaume 91 décrit ce dont Dieu protège. Ces deux versets forment un tableau complet : la nuit et le jour, les attaques visibles et les maladies invisibles, les dangers soudains comme la flèche et les fléaux qui se propagent. Rien de ce qui fait peur à l’homme n’est oublié.
La promesse porte d’abord sur la peur elle-même. Le psaume ne dit pas que les croyants ne tomberont jamais malades : l’histoire de l’Église est remplie de saints éprouvés, et Jésus lui-même a souffert. Il dit que la peur n’aura pas le dernier mot sur celui qui demeure en Dieu. Les anciens moines lisaient la fin du verset 6 comme le démon de midi, ce découragement qui saisit au milieu de la journée ou de la vie. Ce psaume peut alors soutenir aussi dans les fatigues intérieures.
Pour prier avec ce verset : en période d’épidémie, de nuit d’angoisse ou de lassitude, nommez votre crainte, puis dites : « Seigneur, je ne te demande pas une vie sans épreuve, mais un cœur que la peur ne gouverne pas. »
Les fiches qui citent ce verset
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible Louis Segond (1910), traduction du domaine public.