Matthieu 5:4
Heureux les affligés, car ils seront consolés!
En bref
Deuxième des Béatitudes, au début du Sermon sur la montagne (Matthieu 5 à 7). Jésus y proclame heureux ceux que le monde plaint : les pauvres, les doux, les affligés. Le mot désigne ceux qui sont dans le deuil ou la peine. La tradition chrétienne lit cette béatitude comme une promesse : la consolation vient de Dieu lui-même, déjà goûtée ici-bas et pleinement donnée dans le Royaume.
Méditer ce verset
Ce verset se trouve tout au début du Sermon sur la montagne, le grand enseignement de Jésus dans l’Évangile de Matthieu. Assis sur la montagne, entouré de ses disciples et de la foule, Jésus commence par une série de béatitudes : des paroles de bonheur adressées à des personnes qui, en apparence, n’ont rien de comblé.
Les affligés sont ceux qui portent une peine : un deuil, une perte, une épreuve qui fait pleurer. Jésus ne leur demande pas de sécher leurs larmes ni de faire bonne figure. Il leur promet d’être consolés. La tradition chrétienne y entend la tendresse de Dieu envers ceux qui souffrent, et une espérance : la consolation commence déjà, dans la présence de Dieu et la proximité des frères, et elle sera complète quand toute larme sera essuyée.
Pour prier avec ce verset : nommez devant Dieu la peine qui vous habite aujourd’hui, sans la juger, puis confiez-la : « Seigneur, tu vois mes larmes. Je ne te demande pas de les cacher, mais de venir me consoler. »
Les fiches qui citent ce verset
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible Louis Segond (1910), traduction du domaine public.