Prière pour un malade : quelle prière dire, selon sa situation ?
Quelqu'un que vous aimez est malade, et devant ce qui arrive, les mots pour prier vous semblent bien petits.
Celui que vous aimez, Dieu l'aime aussi.Confier, c'est déjà prier.
La réponse, en bref
Une prière pour un malade peut tenir en une phrase : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade » (Jn 11:3). Confiez à Dieu la personne par son prénom, demandez sa guérison, mais aussi le soulagement, la paix et de bons soignants. La prière accompagne les soins sans les remplacer : les traitements doivent continuer.
À retenir
- Demander la guérison est permis ; la prière accompagne les soins sans les remplacer.
- Confiez la personne par son prénom : une phrase suffit, au chevet ou de loin.
- Ne portez pas cela seul : un proche, un soignant, ou le 3114 en cas d'idées noires.
Les soeurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
Gratuit · sans compte · confidentiel
Quelqu'un que vous aimez est malade : un parent hospitalisé depuis une semaine, une amie qui commence une chimiothérapie, un grand-père qui s'éteint doucement. Vous voudriez prier pour lui, mais les mots ne viennent pas, ou ils semblent bien petits devant ce qui arrive. Pas besoin d'une formule parfaite. Ces prières courtes, une par situation, peuvent se dire telles quelles, au chevet ou de loin, ou servir de point de départ à vos propres mots.
Pour un malade grave
Quand Lazare tombe malade, ses sœurs envoient à Jésus une seule phrase :
Les soeurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
Elles ne dictent rien, elles confient. Toute prière pour un malade peut partir de là :
Seigneur, voici [prénom], que tu aimes, et qui est gravement malade. Tu sais ce que son corps endure et ce que son cœur n’ose pas dire. Je te demande sa guérison, de toutes mes forces. Et quoi qu’il arrive, soulage ses douleurs, apaise ses nuits, garde-lui ta paix. Sa vie est entre tes mains : je te la remets. Amen.
À l’hôpital, ou avant une opération
Pour un malade hospitalisé :
Seigneur, [prénom] passe cette nuit à l’hôpital, loin de sa maison. Sois là dans les heures d’attente, les examens, les réveils difficiles. Bénis les soignants qui entrent dans sa chambre. Que la solitude ne l’écrase pas, et que nos visites lui portent ta tendresse. Amen.
Pour un malade qui va se faire opérer :
Père, demain, c’est le jour de l’opération de [prénom]. Guide les mains du chirurgien et le travail de toute l’équipe. Donne-lui de s’endormir sans angoisse et de se réveiller dans ta paix. Ce que nous ne maîtrisons pas, nous te le confions. Amen.
Le Catéchisme de l’Église catholique juge « approprié de recevoir l’Onction des malades au seuil d’une opération importante » (§ 1515) : un prêtre peut venir avant l’intervention.
Quand la maladie dure : cancer, traitements longs
Quand la maladie s’installe pour des mois, la prière devient quotidienne. Le psalmiste ne promet pas que la maladie disparaîtra ; il dit qui se tient au chevet :
L’Éternel le soutient sur son lit de douleur; Tu le soulages dans toutes ses maladies.
Seigneur, la maladie de [prénom] est longue, et la fatigue gagne tout le monde. Donne-lui la force pour la prochaine séance, de la patience face aux effets des traitements, et de bons jours à savourer. Garde vivante son espérance, un jour après l’autre, et ne laisse pas la maladie prendre toute la place entre nous. Amen.
Prier ne remplace jamais les soins : continuez les traitements et posez vos questions aux médecins. La prière accompagne les soins, elle ne les concurrence pas. Méfiez-vous de quiconque promet une guérison contre une prière, un don ou l’arrêt d’un traitement.
En fin de vie : confier, sans rien précipiter
Le Catéchisme demande d’aider les mourants « à vivre leurs derniers moments dans la dignité et la paix », par les soins et par « la prière de leurs proches » (§ 2299). Ni acharnement, ni geste pour hâter la mort : l’Église encourage les soins palliatifs, « une forme privilégiée de la charité désintéressée » (§ 2278-2279). La prière, elle, confie :
Seigneur, [prénom] arrive au bout du chemin. Je remets entre tes mains ses jours et son heure, que toi seul connais. Apaise sa douleur et ses peurs ; que nos mains dans les siennes lui disent notre amour. Donne-lui ton pardon et ta paix, et donne-nous de nous dire l’essentiel. Le moment venu, accueille [prénom] dans ta lumière. Amen.
Saint Paul dit pourquoi :
Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.
Demandez l’appui d’une équipe de soins palliatifs, à l’hôpital comme à domicile. Et appelez un prêtre sans attendre les dernières heures, pour le sacrement des malades : la page Dieu guérit-il encore aujourd’hui ? explique comment le demander.
Au chevet, concrètement
- Proposez, n’imposez pas. Demandez au malade s’il veut prier avec vous ; sinon, priez en silence à ses côtés.
- Faites court : une phrase, un psaume, le Notre Père, un signe de croix sur le front si c’est sa tradition.
- Parlez-lui même s’il ne répond plus : votre voix et votre présence comptent.
- De loin aussi : un message (« je prie pour toi ce soir ») porte plus qu’on ne croit.
Pour vous qui accompagnez
Le Christ s’identifie au malade que l’on visite : « j’étais malade, et vous m’avez visité » (Mt 25:36)« j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. ». Jean-Paul II voyait dans le bon Samaritain « toute personne qui s’arrête auprès de la souffrance d’un autre homme » (Salvifici doloris, 28). Mais celui qui s’arrête s’épuise aussi ; l’invitation de Jésus vaut pour vous : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Mt 11:28)« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. ».
Seigneur, tu vois ce que je porte : les rendez-vous, les nuits courtes, la peur que je cache. Donne-moi la patience quand je n’en ai plus, la douceur quand je suis à bout. Apprends-moi à accepter de l’aide sans me sentir coupable. Rappelle-moi que tu portes [prénom] bien mieux que moi. Amen.
Demander de l’aide n’est pas abandonner. Parlez de votre fatigue à votre médecin traitant ou à l’équipe soignante, renseignez-vous sur les plateformes d’accompagnement et de répit, et laissez des amis ou la paroisse prendre le relais quelques heures.
Vous n’avez pas à porter cela seul : un proche, un prêtre, un soignant peuvent marcher avec vous. Si des pensées très sombres vous traversent, le 3114 répond jour et nuit. Et pour mettre des mots sur ce que vous vivez, ou trouver votre propre prière, décrivez votre situation à Jeshua, l’intelligence artificielle d’AskJeshua.
Ce qu'en disent les différentes Églises
- Église catholique
- L'Église accompagne les malades par les soins et par la prière d'intercession (CEC 1509), et par l'onction des malades, donnée par un prêtre (CEC 1516). En fin de vie, elle encourage les soins palliatifs, admet le refus de l'acharnement thérapeutique et exclut l'euthanasie (CEC 2277-2279).
- Églises orthodoxes
- L'Église orthodoxe prie pour les malades à chaque liturgie et par le mystère de l'Euchélaion (Sainte Huile). Les fidèles confient aussi leurs malades à l'intercession de la Mère de Dieu et des saints anargyres, médecins « sans argent » comme Côme et Damien ou Panteleimon.
- Églises protestantes
- Les Églises protestantes pratiquent l'intercession pour les malades, la visite pastorale et l'aumônerie hospitalière. La prière s'adresse directement à Dieu par le Christ, sans formule obligée, avec confiance et sans promesse de guérison.
Les références de cette fiche
Pour vérifier, approfondir, ou prier avec ces textes.
Dans la Bible 6
Jean 11:3 Les soeurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur… ›
Les soeurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
Psaume 41:4 L'Éternel le soutient sur son lit de douleur… ›
L'Éternel le soutient sur son lit de douleur; Tu le soulages dans toutes ses maladies.
Romains 8:38-39 Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie… ›
Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.
Matthieu 25:36 j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais… ›
j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
Matthieu 11:28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et… ›
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
Luc 23:46 Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets… ›
Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.
Dans la tradition de l'Église 7
Église catholique, Catéchisme de l'Église catholique , § 1499-1532 (l'Onction des malades) 1992 Lire ↗ Église catholique, Catéchisme de l'Église catholique , § 2634-2635 (la prière d'intercession) 1992 (édition typique latine 1997) Lire ↗ Église catholique, Catéchisme de l'Église catholique , § 2288 1992 Lire ↗ Église catholique, Catéchisme de l'Église catholique , § 2276-2279 (l'euthanasie) 1992 (édition typique latine 1997) Lire ↗ Église catholique, Catéchisme de l'Église catholique , § 2299 1992 (édition typique latine 1997) Lire ↗ Congrégation pour la doctrine de la foi (card. Joseph Ratzinger, préfet), Instruction sur les prières pour obtenir de Dieu la guérison , I, 2 ; II, art. 1 et 5 14 septembre 2000 Lire ↗ Jean-Paul II, Salvifici doloris, lettre apostolique sur le sens chrétien de la souffrance humaine , § 10, 11, 26 11 février 1984 Lire ↗À lire aussi
Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible Louis Segond (1910), traduction du domaine public.